Enfin à Praha, enfin voilà Prague, la ville aux 100 clochers (bon, en vrai, il y en aurait plus de 700, mais ça doit sans doute mieux sonner ^^).
Attention, redondance en approche : mais wouaaah, magnifique douzième capitale européenne du périple ! On pourrait résumer par : pas assez de yeux, un gros torticolis, et une carte SD en surchauffe 🙂 Mais que c’était beau !!!








La Mère des villes (Matka měst) – expression tchèque traditionnelle, fut un ravissement, à tous les niveaux. L’architecture (savant mélange de gothique, de baroque et d’Art nouveau), les couleurs, l’atmosphère… Tout, tout, tout !
Et quelle horloge astronomique ici, un chef-d’œuvre hypnotique, encore bien différent des précédentes…
Traversée par la Vltava, le Cœur de l’Europe étouffe sous les pas des touristes qui l’arpentent en tout sens, jusqu’au pont Charles. Construit au XIVᵉ siècle sous Charles IV, il relie la vieille ville au quartier de Malá Strana. Orné de 30 statues baroques, il est aujourd’hui l’un des symboles les plus emblématiques et animés de la capitale tchèque. On confirme !
Un de ses autres atouts : les vues sur le château de Prague et de la cathédrale Saint-Guy qu’il permet. Et pour ceux qui, comme Ewa, hasard de la vie, lisent le dernier Dan Brown, c’est un beau clin d’œil (puisque le pitch du roman se passe justement à Prague <3).



Et restons dans l’univers livresque avec ce petit aparté : on aime aller à la bibliothèque, vous le savez, mais on n’aime pas faire la queue pour y aller ! Surtout s’il s’agit juste de faire une photo « instagrammable »… Horde de paparazzis en puissance et en attente devant la bibliothèque municipale de Prague. Mais pourquoi donc, vous demandez-vous ?
Pour la « Tour de livres » (Idiom), située dans le hall, une installation artistique en forme de puits infini composée de milliers d’ouvrages empilés. Un jeu de miroirs à l’intérieur donne l’illusion d’une colonne de livres sans fin, symbole du savoir inépuisable… Hum, on l’a aperçu de loin et on n’a pas été très convaincus ^^


Encore quelques prises de vue. Un régal. Parlons avec nos yeux. Avec nos sens…




Enfin, nous terminerons par les insolites de la capitale que nous avons pu rencontrer lors de notre promenade. Essentiellement des sculptures suspendues et autres curiosités, que seule une tête en l’air pouvait remarquer 😉 Ce sont des œuvres de l’artiste tchèque Michal Trpák, intitulées Slight Uncertainty. Leur idée : évoquer la précarité et l’incertitude de la vie moderne, tout en créant un effet poétique et surréaliste.
Et la grosse mouche (zoomer) ? Une sculpture humoristique installée dans la vieille ville par l’artiste tchèque David Černý. Décalée et absurde.
Juste pour le fun !




Et c’est ça l’essence même de Prague : oui, une ville romantique, très visitée, symbole d’histoire et de culture vivante, mais qui assume aussi un autre visage. L’irrévérence (on adore) savamment dosée, qui joue avec le visiteur, et qui, très finement, s’insère presque parfaitement dans le décorum ambiant.
Pour preuve ultime : « Fred & Ginger », aka la Maison dansante (Tančící dům), construite en 1996 sur les rives de la Vltava par Frank Gehry et Vlado Milunić. Cet immeuble emblématique, réputé pour son architecture déconstructiviste, évoque un couple en train de danser (d’où son surnom).
À regarder les alentours, elle fait tache, mais de plus près, c’est la symbiose parfaite. Passé-présent, dans une éternelle ritournelle.
Sur cette poésie du soir, bonsoir.
Bon dimanche, et à lundi !









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