Un avant/après très parlant. Paysage disparu, fondu dans la brume matinale…
Mais où sont les bois alentours ? Ceux que nous distinguerons appartiennent, eux, à un majestueux cerf aperçu de loin, sortant — limite — du néant, très très discrètement. Lui non plus ne dira pas le contraire : quiétude floue et silencieuse d’un matin d’automne, on aime ❤
Y voyant enfin bien plus clair, un constat s’impose : hier, nous vous laissions sur la découverte d’une source naturelle, au goût plus que douteux. Nous ne nous doutions pas alors qu’il s’agirait d’un fil conducteur pour aujourd’hui, mais c’est bien le cas, puisque nous décidâmes de suivre le fleuve Váh…


Prenons donc la route, direction Lúčky, un charmant village slovaque, célèbre pour ses sources thermales et sa cascade. La route pour y accéder n’est que vallons, courbes légèrement sinueuses, vert sapin.
Arrivant enfin à destination, la cascade, alimentée par des eaux minérales chaudes, se découvre. Mignonne, un peu renfoncée, mais entourée de statues en bois sculptées.






Elles mettent en valeur le savoir-faire des artisans locaux et ornementent le site, tout en créant un parcours agréable pour les visiteurs. Certaines œuvres évoquent la nature et les légendes, renforçant ainsi le côté magique du lieu.
Et justement…
Face à vos retours positifs quant au dernier conte de tradition orale relaté, nous vous proposons à nouveau une histoire dans cette veine. Profitons de la cabane à livres installée proche de la cascade, sculptée tout en bois, bien sûr (voyons^^), et faisons connaissance avec la légende de la cascade mystérieuse…


Dans le petit village de Lúčky, au pied de la cascade qui scintille toute l’année grâce à ses sources chaudes, vivait un jeune garçon nommé Marek. Chaque jour, il travaillait le bois dans la forêt, sculptant de petits animaux et des jouets pour le marché du village. Un soir, alors que le soleil se couchait et que la brume s’élevait de la cascade, Marek entendit un murmure dans le fracas de l’eau. Curieux, il s’approcha et vit que l’eau semblait briller d’une lueur douce et bleutée, comme si elle recelait un secret.
Une légende chère aux sculpteurs du coin raconte que si un cœur pur verse quelques gouttes de l’eau mystérieuse Lúčky sur un objet en bois qu’il a façonné, la chance lui sourira, et ce dernier prendra vie pour une nuit, devenant ainsi son compagnon. Marek, émerveillé, trempa alors un petit cheval qu’il venait de sculpter dans l’eau. Et le miracle se produisit : le bois s’anima doucement, hennissant dans un souffle magique.
Depuis ce jour, chaque créateur de bois qui travaille près de la cascade raconte qu’il peut entendre le murmure des eaux, qui choisissent parfois un jeune artisan digne de recevoir un don temporaire : la vie pour ses créations. Mais attention, la magie ne dure qu’une nuit et disparaît au premier rayon de soleil 😉


Pour finir, nous avons tenté l’expérience des sources thermales slovaques à Lúčky. Découvertes au XVIᵉ siècle, elles disposeraient, comme bien d’autres, de propriétés curatives… Alors, nous passerons sur l’amabilité de la porte de prison qui fait office d’agente de stationnement, mais la surfréquentation du lieu, la couleur trouble de l’eau (tiédasse) et les baigneurs buvant cette même eau (encore) nous ont refroidis !
Moyenne expérience.
En revanche, voici notre vue du soir, eau calme, presque huileuse. Pécheurs en place. En face ? La Pologne. Lundi, chers YüBi’s, lundi…


Ce que nous retenons de notre découverte rapide de la Slovaquie : des gens heureux, toujours avec le sourire, une population (très) jeune, et qui semble jouir de rien. Juste profiter de la vie ! Le pays ne figurera pas dans notre palmarès pour ses paysages, mais conservera une place particulière pour son état d’esprit ❤
À lundi !









Répondre à yubibeajin Annuler la réponse.