
Bien plus grande est la Croatie que ce que laisse supposer sa géographie… Pour la quitter, il faut rouler.
Alors, en avant Doddy, en route !
Au passage, quelques dernières beautés ❤
Pas d’inquiétude, les férus de bibliothèques, on ne vous a pas oubliés ^^
Mais c’est sans attente particulière que nous décidons de tester celle de Rijeka, le dernier arrêt croate… Et quelle bonne inspiration, car oui, messieurs dames, oui, la Croatie n’est pas complètement perdue (du moins, le souvenir que nous en aurons) !
La Gradska knjižnica Rijeka est presque un coup de cœur, la numéro 1 (pour l’instant en tout cas) sur le podium des bibliothèques européennes visitées jusqu’à aujourd’hui. Contexte et explications.
Elle trouve ses origines en 1849 avec la création de la première salle de lecture publique, puis devient une institution moderne en 1962 après la fusion de plusieurs bibliothèques. Concernant le bâtiment principal, le Palazzo Modello, un édifice historique de style néo-Renaissance, il date de 1885.
Depuis, les lieux sont en perpétuel développement…




L’extérieur séduit de suite. Quant à l’intérieur, il n’a pas à rougir… Oh que non ^^
Nous sommes amoureux. L’aspect rythmique des colonnades, cassé par les meubles ondulants, la bichromie, on adore ! (Bon, même si on n’a pas intérêt à ouvrir une fenêtre pour regarder à l’extérieur sous peine de sévères représailles… 😉 )






Côté technique, nous sommes restés hypnotisés devant le spectacle du « retour des prêts ».
Un véritable ballet mécanique, un parcours réseautique sur plusieurs niveaux. Un enchevêtrement de tapis roulants pour une logistique technologique à toute épreuve, au sein d’un bâtiment clairement pensé autour de ce défi. Prouesse impressionnante.
(Si vous pouvez, allez voir les Capucins, à Brest, dispositif similaire à plus petite échelle.)



Les lieux sont pluriels et plusieurs activités cohabitent dans un même espace. Ce dernier est si justement pensé que le moindre centimètre est occupé ingénieusement.


Concernant les achats et leur conservation, ici aussi on a la frénésie des doublons, des triplettes et x, x, x exemplaires, apparemment…
Dans un état tout à fait correct.
Mais pourquoi pas, après tout, Rijeka est la troisième ville du pays en nombre d’habitants.
Il faut pouvoir pourvoir !


Et qu’en est-il pour nos très chers chérubins, nous demanderez-vous ?
Eh bien, il faut sortir de ce temple et se diriger vers ce bâtiment aux allures de restaurant-café.
Oui, oui, vrai, l’entièreté de l’espace est pour eux. C’est l’espace « Dječji odjel Stribor ».
Hum, voyons voir ça…
En entrant, nous sommes clairement déboussolés : où est la bibliothèque ? Les livres ? Que faisons‑nous au « centre de loisirs » ? À l’espace jeux du coin ?


C’est bizarre quand même. Mais bon, découvrons. Montons. Au 3ᵉ.
Ah !!! D’accord ❤





La voilà, la très jolie bibliothèque enfant que nous attendions. Que nous espérions.
Tons clairs et atmosphère éclairée, documents rangés, mobilier adapté, etc. : nous manquons de mots pour la qualifier.
Nous sommes sous le charme, et pensons nous y installer (la blague !).
Et ce conte croate, alors ?
Aujourd’hui, c’est l’œuvre d’Ivana Brlić-Mažuranić (1874-1938) que nous décidons de mettre à l’honneur. Cette écrivaine croate, surnommée la « Andersen croate », s’inspire du folklore slave pour ses histoires. Son recueil Priče iz davnine (Contes du temps passé), publié en 1916, est son œuvre la plus célèbre. Elle fut la première femme membre de l’Académie yougoslave des sciences et des arts.
Un peu au hasard, nous choisissons l’histoire du géant « Regoč ».




Grossomodo, l’histoire (un peu longue) narre ceci :
Au fond d’une plaine immense vivait Regoč, un géant si fort qu’il pouvait déplacer des collines. Il était seul, jusqu’au jour où une jeune fille nommée Kosjenka, minuscule comme une noisette, arriva chez lui. Ils devinrent amis et parcoururent ensemble le monde.
Un jour, ils découvrirent deux villages séparés par une rivière. Les habitants se haïssaient et voulaient la guerre. Regoč, croyant bien faire, détruisit le barrage qui les séparait. Mais au lieu de rétablir la paix, il provoqua une inondation terrible !Grâce à l’intelligence de Kosjenka et à la force de Regoč, ils sauvèrent les villageois. Comprenant qu’il ne suffit pas d’être fort, Regoč apprit que la sagesse vaut mieux que la puissance.
Moralité : la force sans réflexion peut causer des désastres ; l’amitié et la coopération sauvent tout.
C’est sur ces bonnes paroles que nous vous laissons pour ce soir.
Et sur ce beau partage que ce lieu (comme quoi, les livres sauvent toujours le monde…<3). Bonne soirée !









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