Les Maramureș… Rien que le nom donne des frissons !
L’imagination vagabonde, le mystère nous entoure, les traditions abondent et le folklore est partout. Partout, puissance 1000 !
Le județ des Maramureș est une région du nord de la Roumanie, frontalière de l’Ukraine, connue pour ses paysages montagneux et verdoyants.
On y croise aussi de très nombreuses meules de foin, de forme conique ou arrondie, parfois très hautes, qui sont réalisées après la fenaison pour stocker le foin qui servira à nourrir le bétail en hiver. Cette technique traditionnelle, encore très présente dans la région, permet de protéger le foin de l’humidité tout en laissant l’air circuler pour qu’il sèche bien.
Elles font littéralement partie intégrante du paysage rural des Maramureș, au point de devenir un symbole très visuel de la région, largement photographié par de nombreux visiteurs (nous n’échappons pas à la règle).





Autre caractéristique des lieux : les portails monumentaux sculptés en bois, à l’entrée des propriétés, et qui autrefois servaient à afficher le statut social et la richesse de la famille. Véritables œuvres d’art fabriquées à la main, ils sont un symbole fort de l’identité locale, souvent réalisés en chêne massif et richement ornés de motifs symboliques (exemple : le soleil (vie et énergie), la corde torsadée (lien entre les générations et protection), l’arbre de vie (fertilité et continuité), etc.).
Aujourd’hui, ils sont autant un élément utilitaire qu’un héritage patrimonial, donnant à chaque village un charme unique et l’impression de passer une porte vers un autre temps…
Enfin, la « carte postale Maramureș », c’est aussi ses multiples églises en bois, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Des beautés d’architecture !

Côté gustatif, nous nous laissons tenter par une douceur sucrée que nous connaissons déjà : le gâteau cheminée roumain (kürtőskalács). Sa pâte briochée, enroulée en spirale, est caramélisée à l’extérieur et roulée dans du sucre, de la cannelle ou des noix. Inutile de le dire, mais c’est un délice ❤




L’apothéose de tout cela est le village de Săpânța (un autre incontournable de Roumanie), avec notamment l’église du Monastère Săpânța-Peri, connue pour être l’une des plus hautes églises en bois du monde, avec une flèche culminant à près de 78 mètres. Et cette façade… Distinguez-vous toutes ces couleurs ?
L’autre point fort de Săpânța : son Cimetière Joyeux (Cimitirul Vesel), célèbre dans le monde entier. Ce lieu unique se distingue par ses croix en bois peintes en bleu et autres couleurs vives, ornées aussi de scènes naïves et d’épitaphes humoristiques (ou ironiques) sur la vie des défunts. La tradition a été initiée dans les années 1930 par l’artisan Ioan Stan Pătraș, qui voulait célébrer la vie plutôt que pleurer la mort.






Săpânța reflète ainsi l’esprit et l’humour propres à la région, qui mêle respect des ancêtres et joie de vivre. Le village attire de fait de très nombreux visiteurs, curieux et fascinés par cette approche insolite de la mémoire et du deuil.
Nous avons beaucoup apprécié cet arrêt ❤
Notre découverte des Maramureș se termine au Mănăstirea Sfânta Treime de Moișeni, un lieu de recueillement entouré de forêts et de prairies. Très calme et apaisant. Monastère de moniales, c’est-à-dire un établissement religieux où vivent des femmes consacrées, il est strictement dédié à la vie monastique féminine.






Son église en bois, typique de l’architecture locale (maintenant vous le savez), mêle simplicité et finesse dans ses ornements sculptés. Et le jardin… une pure invitation à se poser, à vivre une étape paisible, où spiritualité, tradition et beauté naturelle se mêlent.
Il semblerait que cette région, qui a su préserver un mode de vie traditionnel, avec des costumes folkloriques encore portés lors des fêtes, conclue à merveille ce tour roumain. Cette richesse culturelle unique, faite d’influences roumaines et ukrainiennes, en fait une destination prisée pour son authenticité, sa nature préservée et son patrimoine vivant.
Une conclusion vraiment parfaite, oui… qui n’amoindrit cependant pas de grandes disparités sociales dont nous avons pu être témoins (silencieux), et qui participe à notre vision d’une Roumanie à double vitesse.
Allons de l’avant !
On se retrouve lundi, en Hongrie 😉









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