Une journée sous le signe de la dualité.
Deux salles, deux ambiances, pour une équipe sciemment divisée !
D’un côté, Ewa vous embarquera dans les méandres du château de Hunedoara (aussi appelé château de Corvin).
De l’autre, Yann vous fera découvrir la cathédrale de sel qu’est la mine de Turda…
C’est parti !
Perché sur un éperon rocheux et flanqué de ponts de bois, le château de Hunedoara semble tout droit sorti d’un conte gothique. Magique ❤️







Construit au XVe siècle par la famille Hunyadi, il fut à la fois résidence noble et forteresse militaire. À lui seul, il incarne la puissance des seigneurs de Transylvanie, entre murailles austères et salles d’apparat. Ces dernières peuvent d’ailleurs sembler un peu vides aujourd’hui.
La raison : un terrible incendie en 1854, dû à la foudre, a ravagé le château et son contenu. Ce drame entraîna d’importants travaux de restauration, certains éléments ayant été reconstruits dans un style néogothique.










Dans tous les cas, ses tours effilées, ses légendes sombres — dont celle liée à Vlad l’Empaleur, qui y aurait été emprisonné — et son allure dramatique fascinent les visiteurs, qui n’ont pas intérêt à perdre le fil du parcours de visite, la signalétique étant à minima et la sécurité des multiples (pour ne pas dire labyrinthiques) espaces un peu précaire. ^^
Ce qui ajoute un p’tit quelque chose au lieu… L’atmosphère est bien chargée d’histoire, de mystère, et d’un soupçon de fantastique. Un décor parfait pour rêver d’un autre temps 😉
Et en parlant d’un autre temps… ***Contenu pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes***
Le château fait face au musée de la torture. « Gentiment », celui-ci prête quelques pièces au château, histoire de parfaire l’ambiance.
Sympa…

Enfin, ravie de pouvoir découvrir, aussi, des costumes et intérieurs traditionnels.
Un juste manquement qui comble parfaitement le tour.

Partons pour notre second royaume…
Enfouie sous la ville de Turda, cette ancienne mine de sel transformée en site touristique futuriste est l’un des lieux les plus surprenants de Roumanie (Yann en est resté baba, « c’est à faire, une fois dans sa vie », n’arrête-t-il pas de dire…).
Exploitée depuis l’Antiquité (mais son développement principal date du Moyen Âge et son exploitation intense des XVIIe et XVIIIe siècles), elle s’étend sur plusieurs niveaux souterrains aux dimensions vertigineuses (l’une des trois salles, Terezia, descend à plus de 120 mètres de profondeur et abrite un lac souterrain navigable).
Pour l’anecdote : la mine a été fermée en 1932, puis utilisée comme entrepôt, refuge anti-aérien et stockage de fromage pendant la guerre 😉






Réhabilitée en 2008, elle est classée parmi les plus belles mines du monde.
Aujourd’hui, on y découvre une véritable cathédrale de sel, avec jeux de lumière, lac souterrain et même grande roue pour divertir les touristes dans les zones non exploitées.
Le silence minéral (relatif au vu des activités) et l’architecture sculptée par le travail humain créent une ambiance presque irréelle. Mais l’expérience est aussi sensorielle : l’air y est frais, pur et naturellement riche en sel, ce qui en fait un lieu prisé pour la thérapie respiratoire.
Un inframonde à la fois fascinant, ludique et chargé d’histoire. ❤️







Entre ombres médiévales et lumières souterraines, de la pierre battue par les vents aux entrailles sculptées par le sel, la Transylvanie révèle, encore et toujours, ses multiples visages…
Un jour, deux royaumes, oui — et le sentiment d’avoir traversé un monde conté, fantasmé, aux décors inversés.
Alors, où va votre préférence ?
… La route continue — rendez-vous demain pour une autre escale.









Répondre à annie berteaux Annuler la réponse.