Nouvelle journée, nouvelle ville !
Nouvelle ambiance… ^^
Aujourd’hui, direction Sibiu, une ville médiévale située en Transylvanie, réputée pour son centre historique bien conservé et son architecture saxonne. Cette dernière vient des colons germaniques installés dans cette partie du pays au XIIe siècle et se caractérise par des maisons colorées aux toits fortement pentus, percés de lucarnes en forme d’yeux, des rues médiévales pavées et de grandes cours intérieures (investies en logements communs).







Un style chatoyant mais fonctionnel, directement hérité du monde germanique donc, et qui marque fortement l’identité visuelle de la ville.
Ancienne capitale européenne de la culture (en 2007), Sibiu et son centre historique se distinguent ainsi par une atmosphère tranquille, de nombreuses places piétonnes et un charme qui lui est propre.
Agréable à arpenter.







Quelques trouvailles insolites croisées au hasard de la marche : comme ce morceau de charpente, couvert de clous aux formes variées, plantés là depuis 2004.
On le doit aux Compagnons du Devoir, présents à Sibiu dans le cadre de chantiers de restauration du patrimoine, en lien avec l’architecture traditionnelle.
Ils participent à la préservation du bâti saxon, en collaboration avec des artisans locaux.
Autre lieu atypique de la ville : le Pont des Mensonges.
C’est le plus célèbre pont de Sibiu, et aussi le premier pont en fonte construit en Roumanie, en 1859.
Il relie la Petite Place à la Place Huet, en plein cœur du centre historique. Son nom vient de légendes locales selon lesquelles le pont « craquerait » lorsqu’on y dit un mensonge 😉


Nous aurions aimé pouvoir découvrir la bibliothèque ASTRA de Sibiu, fondée en 1861 — l’une des plus anciennes et prestigieuses de Roumanie.
Mais, évidemment, elle était fermée lors de notre passage.
Pas de chance !
Notre découverte de la ville se termine avec la cathédrale orthodoxe de Sibiu, construite entre 1902 et 1906, et inspirée de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople.
Située près du centre-ville, elle est le siège de l’archevêché orthodoxe de Transylvanie.
Impressionnante par son volume — une pièce unique, démesurée —, elle émerveille aussi par ses coupoles dorées, ses fresques intérieures et son imposant style néo-byzantin (oui, on n’est toujours pas blasés de tout cet or, encore ! ^^).

Concernant le reste de la journée, nous devions normalement découvrir Alba Iulia, une ville historique majeure de Roumanie, notamment connue pour sa « citadelle Vauban » en forme d’étoile, construite au XVIIIe siècle.
Par ailleurs, c’est dans cette ville qu’a été proclamée l’union de la Transylvanie à la Roumanie, le 1er décembre 1918.
Mais des conditions météorologiques moins clémentes, un brin de fatigue et des lieux peu engageants ont eu raison de notre détermination…
À la place, nous vous proposons une tranche de vie roumaine : d’abord, en ce qui concerne les conduites de gaz, apparentes un peu partout dans le pays.

Plusieurs raisons à cela : les installer en surface coûte moins cher et facilite leur entretien, déjà, et cela évite des travaux de terrassement lourds (surtout dans les villes anciennes). La pratique, peu esthétique mais pragmatique et courante, reflète une infrastructure héritée de périodes d’aménagement rapide, comme après la Seconde Guerre mondiale.
Surprenant au premier coup d’œil, surtout quand elles serpentent au-dessus des garages ou autres structures. Un vrai réseau labyrinthique. Et jaune !
Deuxième point : les toits en tôle, très courants en Roumanie. Ce matériau est abordable, léger et facile à installer. Il résiste bien aux intempéries et au gel, et demande peu d’entretien comparé aux matériaux traditionnels.
Déconcertant quand, multicolore, il est couplé à de simples planches d’OSB et un tuilage mixte…
Bref, derrière les « jolies façades », la Roumanie continue de révéler ses contrastes, à qui prend le temps de regarder vraiment…
À demain pour la suite 😉









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