La traversée de la frontière bulgaro-roumaine a été digne d’un film (d’aventure ou comique, à vous de juger) : entre pont en rénovation (sans garde-corps de protection et avec une seule voie ouverte), ouvriers en mal de chapeau, sous l’cagnard, et donc bien obligés d’inventer leurs propres sombreros (vive le polystyrène), l’achat de la vignette ROvinieta avec petite commission prise au passage par l’agent en poste (et hop !), pour finir avec une file de plusieurs kilomètres de routiers attendant de pouvoir passer…
Un film, on vous le dit !!!






Fait surprenant : la Roumanie ne fait pas entièrement partie de l’espace Schengen. Nous étions prêts à subir contrôle et test… Que nenni, pas un regard (roule ma poule) !
Bref, acheminons-nous tranquillement vers Bucarest. Capitale de la Roumanie, ville de contrastes, elle mêle héritage communiste (moins perceptible qu’en Bulgarie), architecture Belle Époque et modernité un peu chaotique.
Surnommée autrefois le « Petit Paris », elle conserve des traces de son passé grandiose, malgré les cicatrices du régime de Ceaușescu — dictateur notamment connu pour avoir fait raser des quartiers entiers de Bucarest afin d’y construire le gigantesque Palais du Parlement (cf. première photo).
Vibrante, complexe et surprenante, elle se lit difficilement, dans un panaché de gris, et ne se livre pas d’un seul coup…






Par ailleurs, cela faisait un moment que nous n’avions pas mis les pieds dans une « librairie d’exception ». C’est chose faite aujourd’hui, avec la visite de Cărturești Carusel. Aménagé dans un ancien palais bancaire du début du XXᵉ siècle, le bâtiment a été restauré en 2015. Sur six niveaux baignés de lumière, l’ensemble mêle balcons élégants, escaliers en colimaçon et design épuré.
Plus qu’une librairie, c’est un lieu culturel vivant, avec café, expositions et événements artistiques.
Un temple du livre, oui, mais avec un petit côté « supermarché », tout de même.
Beau, mais un peu froid.






« Mais que fait la louve de Rome ici, voyons ? »
C’est notre cher Fox’y qui nous donne la réponse :
« Un peu d’étymologie, pour commencer !
Le nom Roumanie vient de Roman, soulignant les origines latines du pays, héritier de l’Empire romain. Pour célébrer ce lien, l’Italie a offert en 1906 à Bucarest la statue de la Louve capitoline, symbole mythique de Rome.
Elle incarne l’union culturelle entre Rome et la Roumanie. »
La déambulation se poursuit.
Yann décide de tester un plat typique : tocană de miel cu mămăligă (tocană de miel = agneau en sauce, mămăligă = polenta).
Bon, mais un peu fade.









En longeant la Calea Victoriei (la Voie de la Victoire), artère principale de la ville et l’une de ses avenues les plus anciennes et emblématiques, on découvre une enfilade de bâtiments historiques, de boutiques chics, de musées et de cafés.
L’endroit incarne souvent le cœur historique et culturel de Bucarest.
Nous avons eu la chance de la parcourir sans voiture, grâce à une journée de sensibilisation à l’environnement. Un moment très agréable, qui nous a permis de profiter pleinement de l’espace… et de repérer quelques petits détails insolites.





Un dimanche au top s’annonce. On débranche pour mieux revenir : à lundi ! ❤️









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