Eh non, eh non, chers YüBi’s…
La Roumanie, ce n’est pas encore pour tout de suite ^^.
Il nous reste quelques petites pépites à savourer en Bulgarie 🙂
Et justement, aujourd’hui, nous vous emmenons découvrir un autre visage du pays : bienvenue dans la Bulgarie Sci-Fi !!!
On commence avec un lieu des plus étonnants : la Devetashka Cave (Деветашка пещера). Située à une quinzaine de kilomètres de Lovech, la Devetashka Cave est l’un des lieux naturels les plus saisissants du pays. Avec ses ouvertures béantes dans le plafond, ses dimensions hors normes et sa luminosité surnaturelle, elle semble tout droit sortie d’un décor de film de science-fiction.








D’ailleurs, non, vous ne rêvez pas.
Pour les plus fins observateurs d’entre vous, sur la première photo, il y a bien une affiche du film The Expendables 2 (2012). La grotte (avec son style post-apocalyptique) a servi de décor pour une base secrète et un lieu de confrontation intense.
Il paraît que le tournage y fut explosif (dans tous les sens du terme).
Dès le début — avec la construction d’un pont permanent pour y accéder notamment — des explosions, tirs à blanc, mouvements de caméras et d’engins lourds sont réalisés à l’intérieur et/ou à proximité de la grotte.
Ce qui a eu pour conséquence, irréversible, de perturber les plus de 30 000 chauves-souris (au moins 13 espèces différentes) qui y vivaient ! Le site est en effet une réserve protégée, que des écologistes bulgares ont tenté de préserver… sans succès (malgré la mise en place d’amendes).
Aujourd’hui, les colonies se sont en partie reconstituées (on peut voir un groupe sur la première photo ci-dessous), mais certaines espèces rares ont vu leur nombre chuter.




Malgré tout, la grotte reste ouverte au public, qui peut ainsi parcourir ses dimensions vertigineuses : plus de 2,4 kilomètres de galeries explorées, une salle principale gigantesque qui coupe le souffle (jusqu’à 60 mètres de hauteur sous voûte, et près de 30 mètres de large à l’entrée), et un plafond percé de sept ouvertures naturelles qui laissent filtrer des faisceaux de lumière presque irréels…
L’odeur sur place, en revanche, était franchement nauséabonde.
Enfin, soulignons rapidement que Devetashka n’est pas seulement une merveille naturelle, c’est aussi un témoin de la présence humaine depuis plus de 70 000 ans. Des vestiges de l’âge de pierre, du cuivre et du bronze y ont été découverts.
Son statut écologique imposerait désormais des restrictions beaucoup plus strictes, ce qui reste à prouver, car sur place, le respect de ces consignes laisse à désirer… Dommage pour ce sanctuaire vivant.
Délaissant la fraîcheur du repère de Batman, nous avons pris la route de la forteresse médiévale de Tsarevets (Средновековна крепост « Царевец »), avec l’objectif illusoire de la visiter. Illusoire, car nous sommes en vigilance rouge canicule, et que rester sous le soleil pour la parcourir se résumerait en un mot : folie.
Nous contemplerons donc de loin ces vestiges perchés sur une colline à Veliko Tarnovo, et qui furent le cœur du Second Empire bulgare…



À la place, en continuant notre route, nous avons atterri sur une autre planète. Ou plutôt à proximité d’un vaisseau extraterrestre : le monument de Bouzloudja (Паметник Бузлуджа).
Mirez.










« Un OVNI de béton échoué dans les Balkans ». Nous n’aurions pas dit mieux.
Dressé à plus de 1400 mètres d’altitude, sur les hauteurs venteuses du mont Buzludzha, ce monument brutaliste abandonné semble tout droit sorti d’un roman d’Isaac Asimov. Avec sa forme circulaire massive et sa tour latérale, il évoque tour à tour un vaisseau spatial soviétique, une base alien, ou le QG d’un régime disparu. Officiellement baptisé Maison du Parti Communiste Bulgare, le bâtiment fut inauguré en 1981 pour célébrer les 90 ans de la fondation du mouvement socialiste bulgare.
Véritable chantier titanesque — 70 000 tonnes de béton, 3 000 tonnes d’acier, et des mosaïques couvrant plus de 500 m² —, le site est aujourd’hui impraticable et interdit d’accès (car dangereux, ce qui ne décourage pourtant pas certains urbexeurs venus du monde entier…). On ne peut que le contourner et admirer la vue alentour… mais l’aura dystopique du lieu reste intacte 😉
Alors, on aime ou on n’aime pas, mais dans tous les cas, ce paradoxe fascination/rejet rend le lieu d’autant plus puissant. Figé dans le béton et dans le silence, ce monument devient presque poétique, totalement spectral, et furieusement cinématographique. Une plongée dans un futur passé<3
Do outre i priyatna vecher ! (До утре и приятна вечер)









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