C’est à la lisière des Balkans, au nord-ouest de la Bulgarie, que se trouve la forteresse de Belogradchik (ou Kaleto, comme on l’appelle en bulgare).
Notre destination du jour.
Ici, entre les parois rougeâtres qui déchirent le ciel, l’histoire humaine s’est mêlée aux caprices de la nature pour former un décor aussi spectaculaire qu’énigmatique (il faut bien le reconnaître).
De suite : un incontournable.






Lorsqu’elle émerge, au loin sur la route, la forteresse semble comme sortie d’un autre monde… Onirique.
Avant même de l’atteindre, nous sommes frappés par ces formations rocheuses monumentales qui entourent, enferment (écrasent) la ville. Hautes de 30 à 70 mètres, ces colonnes de grès et de conglomérat ont été sculptées par l’érosion durant des millions d’années. Le vent, la pluie et le temps leur ont donné des formes étranges — certains y voient des silhouettes humaines, des animaux, des géants figés.







Comme bien souvent pour de tels lieux, des légendes locales regorgent d’histoires qui tentent d’en expliquer les origines, entre amours interdits, trahisons et miracles…
Il est vrai que le site regorge de mystères, dont le premier et pas des moindres : la forteresse s’intègre si bien dans ces rochers qu’on croirait qu’elle en fait partie.
Depuis toujours.
Que nenni !
Si les premières fondations remontent à l’époque romaine, c’est surtout sous l’Empire ottoman, aux XIVe et XIXe siècles, que la forteresse fut renforcée. Elle servait à la fois de point d’observation et de refuge militaire. De nombreuses traces attestent encore de ce passé. En se promenant entre ses murs, on grimpe d’escalier en escalier (creusés à même la roche et assez raides) jusqu’à des points de vue totalement vertigineux. Ces derniers offrent une vue imprenable sur la plaine du Danube au nord et les montagnes à perte de vue au sud.



Et contrairement aux Météores grecques, un peu similaires, il n’y a personne
En somme, une visite au sein d’un lieu à la fois grandiose et paisible, chargé d’histoire. Encore un grand wouah !
Dans les rues mêmes de la ville, les boîtiers électriques se parent de touches de poésie discrète. Quelques traits, un regard, une silhouette : un street art minimaliste s’invite dans le quotidien. À peine visible, mais suffisant pour faire sourire… ou réfléchir.

Pour la suite de la journée, il a fallu trancher : rebrousser chemin, quitte à repasser par la même route, ou tenter le nord, vers le Danube (la frontière naturelle avec la Roumanie).
C’est cette deuxième option qui fut retenue. Et force est de constater que cette partie du pays n’est ni la plus belle, ni la plus riche. De façon caricaturale, nous pourrions dire qu’elle regroupe tous les « clichés » que l’on peut avoir sur le pays. Carrioles, chiens errants, routes défoncées, anglais inexistant, pauvreté visible, étendues agricoles à perte de vue, logements de fortune…,etc.


Une Bulgarie plus à la traîne, que nous n’avions pas encore rencontrée, mais qui tente néanmoins de se développer.
On se retrouve demain pour la suite du chemin ![]()









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