Notre départ de Grèce ne s’est malheureusement pas fait dans la dentelle : les feux de forêt ont rattrapé Thessalonique (Θεσσαλονίκη), la grande ville proche de là où nous étions. À nouveau, nos téléphones respectifs ont émis des alertes et les Canadairs, et autres bombardiers, ont activement survolé les zones concernées.
Goût de cendre dans les airs, âcre et piquant.
Désolation devant les émanations embrumant le paysage 😦


Pour notre arrivée en Bulgarie, notre première mission a été de trouver la fameuse « vignette » bulgare (ou vinieta), obligatoire pour circuler sur les routes nationales. Elle s’achète dans les stations-service proches de la frontière (ou en ligne), et se contrôle par caméras. Mieux vaut être en règle, pardi !
Le comité de bienvenue se résume à une décontamination du véhicule surprise.
Si surprise, que bien innocents que nous sommes, nous n’avions rien vu venir, et étions fenêtres grandes ouvertes !
Charmante, cette petite pluie chimique qui nous piqua ensuite la gorge…

Remis de nos émotions, nous découvrons les premiers paysages alentours, pas si dépaysants que ça lorsque nous retrouvons nos copines, les grandes voyageuses, bien installées dans le coin.



Le premier « oh » poussé s’opère devant Heraclea Sintica, une ancienne cité thrace et romaine fondée au IVe siècle av. J.-C. On y découvre les vestiges d’un forum, de thermes et de basiliques.
Peu fréquenté, le site offre une plongée paisible dans l’histoire antique, avec en toile de fond le mont Belasitsa.

Ce soir, nous camperons juste à côté des mineral baths de Rupite (Минерални извори Рупите).
La ville en elle-même est nichée dans le cratère d’un volcan éteint (Kozhuh), célèbre pour ses sources chaudes thermales, jaillissant à 71–78 °C et très riches en minéraux (bicarbonates, fluor, silicium et gaz sulfurés). Les bassins (en plein air et gratuits) sont ouverts 24 h/24.
C’est à nouveau une expérience à la fois naturelle et simple, au cœur d’un décor assez serein.
Signalons que le site attire aussi pour l’héritage mystique de Baba Vanga (une célèbre voyante bulgare du XXe siècle) et l’église Saint‑Petka aux fresques originales, apportant une dimension spirituelle à cette oasis thermale.



Enfin, certaines vont bien avoir du mal à profiter des lieux : l’endroit est truffé de (mignons) chiens errants, qu’on aimerait bien emmener dans le camion… Ils n’ont pas tous l’air malheureux, mais difficile de les regarder divaguer sans avoir le cœur serré 😦


До утре !









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