C’est sous l’œil attentif du Lion de Chéronée (Λέων της Χαιρώνειας) que nous reprenons notre route.
Cet imposant monument funéraire fut érigé en mémoire des soldats de la « phalange sacrée » de Thèbes, tombés lors de la bataille de Chéronée en 338 av. J.-C., contre Philippe II de Macédoine.
Redressée au XIXe siècle, cette statue symbolise à la fois la bravoure et la défaite d’une élite militaire thébaine. Le site, discret mais chargé d’émotion, garde encore aujourd’hui la mémoire de ce combat décisif…
De bonne augure pour la suite 🙂


Justement, quelle est-elle ? Nous nommons les Météores (Μετέωρα), un lieu à la fois spectaculaire, spirituel et hors du temps. Un paysage qui semble comme échappé d’un rêve ou d’un mythe ancien… Vous allez voir.
Arrivés par Kalambaka (Καλαμπάκα), c’est d’abord au loin que nous discernons ces fameuses montagnes qui font la fierté des Grecs. Elles surplombent la ville, sans rien dévoiler de ce qui se cache plus haut, au creux de la vallée.



Pour le découvrir, nous empruntons la route touristique et panoramique, d’environ 20 minutes.
D’immenses piliers de roche sculptés par le temps se dressent ainsi vers le ciel, comme autant de doigts de pierre surgissant des entrailles de la terre.
Au sommet de ces pitons rocheux, des monastères byzantins défient la gravité et se tiennent encore debout, perchés ici depuis des siècles.




Le nom même du lieu, Météores, signifie « suspendus dans les airs ».
Et c’est exactement l’effet produit par ce site : la sensation pure que ces monastères flottent (ou flottèrent) entre ciel et terre.
Construits à partir du XIVe siècle par des moines en quête de solitude et de proximité divine, ils étaient autrefois accessibles uniquement par des cordes, des filets ou des échelles escamotables (nous vérifierons demain, normalement, comment ils le sont aujourd’hui — étant arrivés trop tard pour les visites).
À leur apogée, on comptait 24 monastères. De nos jours, 6 sont encore actifs et ouverts à la visite. Chacun a sa personnalité, son histoire, ses fresques uniques et ses panoramas vertigineux (hâte de voir cela — le plus dur sera de choisir ^^).





Loin de n’être qu’un décor de carte postale, les Météores touchent le spectateur par une grâce innée, instant(s) fugitif(s) et suspendu(s), où le temps ne semble plus avoir aucun emprise. Les silences sont comme habités, le vertige des vides environnants, apaisant.
Leurs valeurs naturelles et culturelles, reconnues et protégées, en font l’un des sites les plus plébiscités de la Grèce, qui attire les foules tant pour l’histoire que pour l’architecture, les paysages, la spiritualité, ou même la randonnée.
On se dit à demain pour vérifier si l’intérieur est aussi beau que l’extérieur 😉









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