Après la joie d’une soirée passée avec des compatriotes rencontrés sur le spot où nous avons passé la nuit dernière, nous avons pris le chemin d’Athènes. Go, la quatrième capitale européenne de notre périple.
Oui, mais ! (Encore un mais)
On a, de fait, multiplié les arrêts sur la route.
Premier du jour : le monastère de Daphni (Ιερά Μονή Δαφνίου).
(Pour les plus observateurs, ce n’est ni le même matériel ni le même photographe que d’habitude. D’où ce filtre un peu trompeur^^, qui n’altère cependant pas trop la réalité du lieu.)








Considéré comme un chef-d’œuvre byzantin, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le monastère a été construit au XIe siècle. Il est célèbre pour ses mosaïques en or représentant des scènes bibliques, notamment un impressionnant Christ Pantocrator (« maître de tout » en grec). Entouré de cyprès et de collines, ce lieu calme, où il faut toquer pour qu’on vous laisse entrer, allie spiritualité et beauté architecturale.
Et on a fait de drôles de rencontres monastiques.
Copine ou copain, on ne sait pas trop (on n’est pas des experts), mais atypique à tous les niveaux !
Et dans une église, en plus, j’vous jure… 😉


Second arrêt : Le Pirée (Πειραιάς).
Principal port d’Athènes et l’un des plus grands de Méditerranée, il relie la capitale grecque aux îles et au reste du monde maritime. On sent tout de suite sa vie portuaire animée, limite bouillonnante, et on devine facilement son histoire ancienne, qui façonne sa modernité cosmopolite.
Pour l’arrêt suivant, vous l’attendiez (peut-être), enfin un tour en bibliothèque !
Et pas n’importe laquelle : la Bibliothèque nationale de Grèce (Εθνική Βιβλιοθήκη της Ελλάδος), dont une partie des collections a été transférée en 2018 dans un bâtiment moderne au Stavros Niarchos Foundation Cultural Center.
Technologie et tradition sont ainsi en parfaite osmose pour préserver et partager le patrimoine grec.
Un lieu où l’on se sent (vraiment) bien, au calme et au frais (alléluia !).




Et enfin, victoire !
Alors oui, nous devançons de suite vos arguments : étant une bibliothèque nationale – d’une capitale, de surcroît – il est logique (et même normal, encore heureux, merci bien) qu’elle dispose d’un espace enfant à la hauteur, tant dans l’équipement qu’au niveau des documents et des espaces.
Hum, pas si évident en fait (croyez-nous). Et c’est une très bonne surprise ❤








L’envie d’y rester, de s’y attarder. Couleurs, mobilier, tout nous plaît !
Ici, on ne couvre pas les livres, il n’y a pas de code-barres apparent, pas de système électronique de prêt/retour. L’illustration parfaite, somme toute, de la dualité des lieux (entre passé et modernité). Personne n’avait l’air de se plaindre, d’autant que d’autres services très actuels (comme l’accès à différentes consoles, espaces numériques, etc.) sont assurés.

Autre surprise agréable aussi : constater que beaucoup de documents sont en français.
Plusieurs explications à cela : le rôle du français dans la construction de la Grèce moderne, une élite francophile et un lectorat large, des institutions académiques sur place et des échanges culturels, entre autres.
Ne boudons pas notre plaisir (et l’occasion d’éviter de traduire l’écriture « hiéroglyphique » des Grecs), autorisons-nous à saisir un recueil de contes du pays en français.
Choix multiple, presque cornélien, pour notre habituelle « heure du conte européen ».
Mais au final, c’est un mythe fondateur de la culture grecque qui l’emporte. Celui du vil Minotaure, et du pas si héroïque que ça, Thésée (pour ne pas dire autre chose).
Jugez par vous-même.


Les minis-arrêts s’arrêtent ici.
Atteindrons-nous enfin, demain, le Berceau de la démocratie ? Il faudra revenir par ici pour le « Savoir ».
Bonne soirée 🙂









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