Kalimera à tous !
Ce matin, en ce cent-unième jour de roadtrip, commence tranquillement à Loutráki (Λουτράκι).

Sans aucune once d’originalité, la quête première du jour, toujours : un p’tit bout d’ombre, un peu de frais. En somme, du répit…
Signalons un léger frisson (d’appréhension) à la vue d’un véhicule de police patrouillant sur notre spot. Ouf ! Nous n’étions pas les destinataires de leur intérêt. 🙂
Première découverte, et pas des moindres : le site archéologique de l’Héraion de Perachora (Αρχαιολογικός Χώρος Ηραίου Περαχώρας).
Vous l’avez peut-être remarqué, mais pour un pays réputé pour son riche passé antique, nous en voyons assez peu… Pas par manque de goût ou d’envie, mais l’interdiction des chiens et une (affreuse) hausse récente des prix réorientent pas mal notre copie (et puis, face à Pompéi, la concurrence est rude). Mais, il y a un mais !




Caché entre les pentes rocailleuses et les eaux calmes du golfe de Corinthe se trouve l’un des sanctuaires les plus poétiques de la Grèce antique : l’Héraion de Perachora. Dédié à la déesse Héra (déesse du mariage), ce site religieux, actif dès le VIIIᵉ siècle av. J.-C., occupe un espace spectaculaire, suspendu entre ciel, mer et terre.
Les vestiges que l’on découvre aujourd’hui racontent une histoire de culte ancien, de pèlerinages, de rituels liés au mariage, à la fertilité et à la protection de la communauté. On y trouve les fondations d’un petit temple, d’une citerne rituelle, de bâtiments de service, d’autels, et même d’un « stoa » (une galerie couverte où les fidèles pouvaient peut-être se reposer ou participer à des cérémonies).
Ce qui frappe avant tout, c’est l’atmosphère du lieu. Ici, pas de foule ni de colonnes géantes, comme ailleurs. Et puis, le calme. Juste la mer qui clapote en contrebas, quelques pierres rongées par le temps, et l’impression d’être seuls, au seuil d’un monde ancien.
Petit havre de paix, encore très bien préservé : Limni Vouliagmenis (littéralement « le lac englouti »).
Paisible lac salé situé à quelques pas de l’Héraion, il est niché entre les collines et relié à la mer par un étroit canal. Il offre un décor naturel saisissant, entre baignades, silence et légendes locales. Encore un autre lieu où le temps semble suspendu…




La journée se termine à la Cave of the Seal, une grotte marine, discrète, nichée dans les falaises. Occupée dès le Néolithique, elle aurait servi d’abri, de lieu de culte ou encore de refuge rituel.
Alors au début, nous, on ne la trouvait pas, cette (maudite) grotte ! On avait l’air bien fins… Puis, miracle, au détour d’un chemin, bim ! Charmante, certes (mais un peu déçus quand même). Aujourd’hui, cependant, l’endroit reste enveloppé de mystère et de légendes locales.

Dernier point : la récolte manuelle de la sève des pins – le gemmage – dans cette partie de la Grèce. Une pratique traditionnelle, principalement destinée à la production de résine, utilisée dans le vin retsina, les vernis, l’encens et divers produits industriels.
D’abord passé inaperçu, c’est parce qu’une certaine demoiselle avait le poil tout collé que l’on s’est rendu compte de la chose.
Un peu rigolo… mais la pauuuuvre ! 😉
On se retrouve demain pour la suite des aventures, à l’approche d’Athènes !









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