Pour ce dernier jour de la semaine, on joue la carte des opposés !
D’abord, avec la très charmante petite cité médiévale, Grazzano Visconti.
Arrêt impromptu sur l’itinéraire, c’est un mini coup de cœur enchanteur que ce village reconstitué. Connu pour son architecture pittoresque et ses ruelles pavées, Grazzano Visconti est une porte ouverte sur le temps, un aller simple vers le passé.









Pourtant, rien d’authentique là-dedans. Eh oui, c’est le comte Giuseppe Visconti qui fonde le village au début du XXe siècle. Inspiré par l’architecture gothique et médiévale, le village évoque ainsi le charme et la vie d’une époque révolue. Surannée. Intemporelle et figée. Mais si idyllique ❤
Pour la suite, deux salles, deux ambiances. Le rêve est moins évident, comme vous allez le voir, mais étonnement bien présent !
Déjà, parce qu’il a fallu la mériter, la visite de Genova (Gênes). Capitale de la Ligurie, la ville est enclavée entre la mer et la montagne, et s’étire sur des pentes abruptes où les constructions s’adaptent à la géographie.
Première confrontation : un escalier interminable (qui ne laisse pourtant rien présager pour la suite…). C’est simple, nous cherchons encore à comprendre le plan d’urbanisme : les bâtiments s’empilent sur plusieurs niveaux, avec des portes donnant sur des rues différentes selon l’étage. Entre ruelles, escaliers et ascenseurs, une véritable ville verticale s’offre à nous, dans un dédale unique.
On est en haut, puis, subitement en bas. Tout va bien ! ^^



Dans son cœur historique, un enchevêtrement de mini-rues sombres — les caruggi — abrite une mosaïque de styles : palais anciens et habitats populaires cohabitent ainsi encore depuis des siècles ! Les via Garibaldi et XX Settembre sont des immanquables pour bien s’imprégner de l’étrangeté des lieux.
On croit tenir Gênes, la comprendre, et au détour d’une rue, pfffiou, surprise. Rien ne va plus. Les appréciations et les ressentis divergent ici.








De multiples courettes de palais restent ouvertes — gratuitement —aux touristes. Et c’est enchanteur, une fois à l’intérieur.


Notre visite culmine au Porto Antico.
Là-bas, on peut admirer le célèbre « Neptune », une réplique grandeur nature d’un galion espagnol du XVIIᵉ siècle (un bateau pirate pour faire simple). Le bateau date de 1985 (on peut le voir dans le film Pirates de R. Polanski ou bien encore dans la série Neverland de 2011, où il a servi de décor pour le Jolly Roger du capitaine Crochet). Aujourd’hui, il se visite comme vestige cinématographique et témoigne de l’artisanat naval du XXᵉ siècle.




Dernière attraction, l’ascenseur panoramique Bigo. Conçu par l’architecte Renzo Piano en 1992, il s’élève à 40 mètres de hauteur et offre une vue à 360° sur la ville et son port historique. Ce qui étonne, c’est sa forme, inspirée d’une grue portuaire traditionnelle. Véritable symbole emblématique de l’histoire maritime de la ville, le Bigo est une passerelle moderne entre le passé industriel et le présent touristique de Gênes.
Un dimanche salutaire arrive. On se retrouve lundi, pour une nouvelle semaine italienne ! Arrivederci !









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