Après notre journée d’errance d’hier, nous nous devions de rehausser la barre !
Pour ce faire, cap sur les « villes rouges ».
D’abord, un petit arrêt à Ferrara (Ferrare). Ville d’art et d’histoire située en Émilie-Romagne, elle fut un centre culturel majeur de la Renaissance sous la dynastie des Este, qui y fit construire de magnifiques édifices comme le Castello Estense et le Palazzo dei Diamanti.
Nous avons apprécié y déambuler. Une bonne remise en jambes 😉









Puis direction Bologna (Bologne), que nous avons failli retirer de notre itinéraire… L’endroit est connu pour abriter le plus grand réseau au monde d’arcades couvertes (dont certaines parties sont classées à l’UNESCO). En effet, ce ne sont pas moins de 62 km qui parcourent la ville (42 km, rien que dans le centre historique). Un système architectural ingénieux mais surtout appréciable pour parcourir la ville en toute sécurité.
Pour faire connaissance avec cet entrelacs, nous décidons de monter au Sanctuaire Madonna di San Luca (photo n°2). Mazette, que c’était dur (montée et chaleur ne font pas bon ménage…). 666 arches jalonnent ce tronçon pour 3,5 km de galerie couverte. Non, vous ne rêvez pas, le chiffre du diable mène au sanctuaire. C’est un fait exprès : atteindre le sommet, c’est vaincre les ténèbres (question de spiritualité…).
Nous, on est surtout tombés sur une horde de carabinieri (l’équivalent de notre gendarmerie nationale). Ces derniers fêtaient leur 211e anniversaire. À cette occasion, fanfares, chapeaux à plume et sourires en uniforme étaient de mise.









Arrivés sur la Piazza Maggiore (après avoir perdu de nombreux litres d’eau ^^), Ewa a la joie de tomber sur la Biblioteca Salaborsa Ragazzi et son espace Bambini. Il y avait longtemps !




Petit tour des lieux. L’endroit et son mobilier sont validés. C’est adapté pour les plus petits. On s’y sent bien. L’état des collections n’est toujours pas à la hauteur de ce que l’on peut espérer. Mais il y a beaucoup de choix, de l’actualité, en somme de beaux documents.
Et même un rayon en français, une première depuis le début du voyage.






Cette fois-ci, c’est Erica qui répond à notre traditionnelle demande : un conte italien. Et pour l’Heure du conte, nous vous proposons l’histoire de Caterina.



Tutto, Caterina !
C’est l’histoire d’un homme riche mais très avare. Même lorsqu’il s’agissait de se nourrir, il se contentait de très peu. Il avait déjà eu trois épouses, toutes mortes de faim et de misère. En face de chez lui vivait une veuve et sa fille, Caterina.
Elles aussi mangeaient peu, mais parce qu’elles étaient pauvres.
— Ici, ma fille, nous vivons de vent, dit un jour la veuve alors que les assiettes étaient vides.
L’homme riche, passant par là, entendit ceci. Et décida d’épouser la fille : elle ne lui coûterait pas bien cher. Le mariage conclu, la fille s’installa chez l’homme. Elle eut très vite encore plus faim qu’avant.
Un jour, le mari arriva avec un poulet que son neveu lui avait donné. Il demanda à Caterina de le cuisiner — mais de plusieurs façons, et surtout : « Tout devait être cuisiné, de la peau jusqu’aux os ! » Le poulet devait leur durer « au moins un mois ».
Caterina n’était pas d’accord et décida de faire à sa façon. Le mari parti compter ses sous, le poulet, lui, fut passé à la broche et dévoré entièrement par Caterina.
Le mari, revenu, fut dépité devant un tel spectacle et se mit à crier, en rage :
— Tu as tout mangé, Caterina, tout, tout !
L’épouse alla chercher un notaire et des voisins. Tous accoururent tandis que le mari répétait :
— Tout, tout, tout, Caterina ! Tutto, Caterina ! Tutto, Caterina !
Cette dernière déclama :
— Vous entendez ? Il dit qu’il me lègue tout.
Ainsi, à la mort du mari, ni elle ni sa mère ne manquèrent de poulets rôtis.

Nous finirons cet article avec ceci : ici, le chien est bienvenu !
Oui, oui ! Il se doit juste d’être muselé et en laisse (normal), mais il peut aller dans toute la bibliothèque-médiathèque.
Pendant deux minutes, nous avons rêvé d’une situation similaire en France…
Buona serata a tutti ! Et à demain pour de nouvelles aventures.









Laisser un commentaire