« La belle Vérone, la belle Vérone. La ville où tout le monde se déteste, on voudrait partir mais on reste. Ici, c’est pas l’amour ou la joie. Ici, deux familles font la loi. Pas besoin de choisir ton camp, on l’a fait pour toi y a longtemps.
Vous êtes à Vérone ! «
Oui, oui, oui.
Seuls les plus grands fans de comédies musicales reconnaîtront le début de l’emblématique chanson (n’ayons pas peur des mots) « Vérone », entonnée par le personnage du Prince au début du spectacle Roméo et Juliette : de la haine à l’amour de Gérard Presgurvic (2001)– elle tourne en boucle ici, à tue-tête même !
Il s’agit de planter le décor, puisque la célèbre ville va abriter l’histoire d’amour tragique et imaginaire des deux jeunes amants, imaginée par Shakespeare vers 1595 (et directement inspirée de légendes italiennes plus anciennes).


Les premiers pas sont agréables, les couleurs chatoyantes, le soleil est avec nous.
La ville nous séduit tout de suite.








Nous continuons à déambuler, à flâner, au hasard des rues. Et nous tombons sur la plus célèbre place de Vérone : la Piazza delle Erbe.
C’est la plus ancienne place de la ville, construite sur l’ancien forum romain et aujourd’hui entourée de palais historiques, de cafés, de fontaines et d’un marché en plein air.

Pause repas bien méritée. Force oblige : pizzas et gelati ! Un grand « miam », évidemment.


Enfin, nous accédons au fameux balcon, lieu des plus célèbres vers déclarés par Roméo à sa Juliette.
La courette est plutôt sympa, mais deux choses nous ont surpris : d’abord, la sculpture de Juliette, au centre de la placette, est prise d’assaut par les touristes, chacun voulant sa photo, soit. Mais tous lui touchent la poitrine comme on caresse un porte-bonheur. Un peu surprenant à notre époque…
D’autre part, s’il est explicitement indiqué qu’il ne faut pas écrire sur les murs pour préserver les lieux (la « maison de Juliette » étant un monument historique ayant vraiment abrité la famille Cappello, des nobles de Vérone dont le nom a pu inspirer l’auteur pour ses Capulet), personne n’en tient évidemment compte, et pire : un pan entier est recouvert de chewing-gums (dernière photo). Plusieurs explications pseudo-romantiques expliquent le geste, et face aux récidives, les autorités laissent faire…




Nous terminons la journée sous l’œil d’un autre personnage important de la ville : Dante Alighieri (1265–1321), un poète italien célèbre pour son œuvre La Divine Comédie — un voyage symbolique à travers l’Enfer, le Purgatoire et le Paradis.
Dante a un lien fort avec Vérone : il y a vécu en exil après avoir été banni de Florence en 1302.

Et c’est avec ces quelques dernières photos d’une ville qui nous a définitivement charmés que nous vous disons bonne soirée !










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