À la veille de notre quarantième jour de voyage (eh oui, déjà), c’est Cordoue qui obtient nos faveurs.
Ville andalouse au riche passé historique, c’est l’ancienne capitale du califat omeyyade (grand empire musulman qui a régné de 661 à 750). Déjà au Moyen Âge, elle est reconnue comme un centre majeur de culture, de science et de tolérance.
Aujourd’hui, « elle séduit par ses ruelles blanches, ses patios fleuris et son héritage architectural unique« , peut-on lire dans plusieurs guides touristiques.
Ah oui ? Vérifions cela ensemble.
Nos premières découvertes s’articulent notamment autour de la Puerta del Puente et du Puente Romano, lui-même situé sur le (très mince mais non moins célèbre) fleuve Guadalquivir.





« Ça m’a l’air joli tout plein, là-bas. Non, là-bas. Derrière la Torre de la Calahorra. Oui, là.
C’est quoi ?
La Mezquita-Catedral de Córdoba ?!
Allons-y !!! »
Déterminés, nous suivons notre guide. Il a l’air sûr de lui. Et jusqu’à présent, il a du flair.
Même pas 10 h, et nous voilà dans la cour intérieure de la Mosquée-Cathédrale de Cordoue. Et il y a foule (déjà). Le temps de prendre les billets, et nous filons patienter, sommes toute, sans véritable attente particulière…

L’extérieur est joli, plutôt agréable. Digne d’un jardin à l’orientale. Ça sent légèrement la fleur d’oranger, un p’tit air frais (malgré les 25° matinaux).
Mais lorsque nous rentrons…c’est un grand wouaaahhh ! Jugez…









C’est tout bonnement un véritable chef-d’œuvre, unique en son genre, qui mêle art islamique et architecture chrétienne. Construite à partir du VIIIᵉ siècle, le site fut l’une des plus grandes mosquées du monde musulman. Après la « Reconquista » en 1236, elle fut transformée en cathédrale chrétienne, tout en conservant, étonnamment, ses arcs rouges et blancs, si emblématiques.
Ce lieu sacré reflète la coexistence des cultures musulmane et chrétienne en Andalousie.
Nous, nous ne savons plus où donner de la tête (y compris Fox).
Entre les livres richement enluminés, les plafonds superbement ornementés, les émouvantes traces des bâtisseurs, et les multiples arches, doubles arches, et autres rivalités architecturales, c’est un déluge d’éclat, d’étrange harmonie et de lumière…
Sommes-nous vraiment dans une cathédrale, anciennement mosquée, ou l’inverse ?

Tout estourbis de notre visite, nous reprenons notre déambulation.
Le reste de la ville est charmant. Pas ostentatoire. Authentique. À l’image de la Plaza Corredera. Avec en prime, pour les amoureux des arbres, quelques palmiers, et des orangers, tout en fruits…







La touche finale vient avec les fameux patios fleuris, pots multiples et chatoyants, qui colorent les rues du quartier Judería.

Verdict : un beau « oui » pour la belle andalouse 😉









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