Une journée de route aujourd’hui, puisque, de Lisbonne, nous avons rallié Lagos, ville côtière située dans la région de l’Algarve (spoiler alert : ils ne sont pas très amicaux envers les vans et autres véhicules aménagés…)
Mais avant de vous parler de tout cela, le coup de cœur de Yann : Praia da Galé – Fontainhas, non loin de la ville de Comporta. « Ce sont les Bardenas portugaises », résume-t-il, en quelques mots et l’œil rêveur.
On ne peut plus vrai, à bien y regarder (pour comparer, rendez-vous à l’article du 7 avril dernier).





En chemin, et en longeant la côte, ce n’est que décor de carte postale, terre et mer sinuent ensemble en un accord parfait et hypnotique.
Nous recroisons, à l’occasion, divers animaux faisant le charme des lieux. Des autruches, cette fois-ci, oui, élevées près de Porto Covo. Une bien moche vue pour ces volatiles…





Alors que les kilomètres commencent à se faire sentir, nous voici obnubilés par ces drôles d’arbres, « déshabillés » de leur écorce… sur des hectares entiers !
Après quelques recherches, nous comprenons que c’est pour le liège, « l’or brun du Portugal ». En effet, le pays est l’un des premiers producteurs au monde de ce produit naturel, issu des chênes, et utilisé notamment pour les bouchons. C’est la technique de découpe qui donne cet aspect aux arbres.
Étrange spectacle, quand même.


Enfin Lagos. Et sa Biblioteca Municipal. Un petit renard futé vous présente les lieux.
Relativement petite (pour une population de plus de 30 000 habitants), et sur deux niveaux, son atout est clairement le petit patio en son centre. Des travaux sont actuellement en cours, mais ne semblent pas gêner les usagers.







Bon, on doit se le dire, mais nous avons été quelque peu peinés de l’état des documents et du rangement..
Direction notre rayon, le rayon enfants. Et c’est en compagnie de Cristina que nous faisons le tour des lieux. Cette dernière a été adorable lorsqu’on lui a demandé un conte portugais, et en échangeant davantage avec elle nous avons appris qu’elle dispose d’une chaîne YouTube où elle lit et signe de courtes histoires pour enfants, en portugais (manifestez-vous si cela vous intéresse).







Et voici l’heure du conte, extrait du recueil « Quarante-deux plus vingt et c’est parti », d’António Torrado (1939–2021), écrivain portugais et figure majeure de la littérature jeunesse portugaise.
Dans la suite de l’histoire, le garçon mange ses quatre œufs. Mais au moment de payer, il se rend compte que son sac est déjà sur le bateau… et qu’il n’a plus un sou en poche. L’aubergiste, confiant, lui dit :
— Pas de souci. Repasse plus tard.
Le garçon part, et des années passent. Il revient, devenu riche à millions, prêt à régler ce qu’il doit. Mais l’aubergiste ne se souvient pas de lui. Enfin… il dit ne pas s’en souvenir. En regardant ses beaux vêtements, il s’exclame :
— Me payer uniquement pour les œufs ? Et le désordre que ça a causé dans ma vie ? Le calcul est simple :
Quatre œufs… qui auraient pu devenir quatre poussins.
Quatre poussins… devenus quatre poules.
Et si chaque poule pond 200 œufs, ça fait 800 œufs !
Et si chacun de ces œufs devenait une autre poule… enfin, vous voyez où je veux en venir !
Le jeune homme n’a pas assez d’argent pour couvrir cette dette absurde… et il finit en prison, en attendant son procès. Mais voilà qu’un avocat se présente à lui. Déguisé en vendeur de châtaignes. Il lui explique calmement, en lui tendant une poignée de fruits chauds :
— Quand on fait griller des châtaignes… elles ne deviennent pas des châtaigniers.
Eh bien, quand on fait cuire des œufs… on n’obtient pas des poules !
Grâce à cette simple vérité, il réussit à convaincre le juge que l’aubergiste avait abusé de la situation. Le jeune homme est libéré.
Un conte drôle et rusé 🦊 (n’est-ce pas Fox ?!)

Et sur cette fin heureuse, je vous souhaite un bon week-end !









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