La première confrontation nous laisse sceptiques.
Un charme certain semble se dégager ici et là, mais un temps maussade et une drôle d’impression ne nous laissent pas pleinement savourer…






Car Porto, de prime abord, c’est une improbable architecture de façade, qui mêle délabré, nature en reprise de droit et bâtiments abandonnés, vides et sans toit (ci-dessous, un léger échantillon ; nous ne mettons pas les pires photographies).
En somme : de beaux bâtiments neufs côtoient, dans une proximité immédiate, de véritables ruines, qui tiennent par miracle debout.
Étrange et déroutant.



Ces imperfections trouvent leur explication (partiellement du moins) dans une petite fleur que nous avons fortuitement croisée partout aujourd’hui.
Fox va de suite vous en dire plus : le Portugal a longtemps été une dictature régie par le silence et la peur. En 1974, des soldats décidèrent de mener une révolte. Le 25 avril (oui, oui), ils descendirent dans les rues, en quête de liberté. Une fleuriste leur donna des œillets rouges, qu’ils mirent dans leurs fusils. Rapidement rejoints par la population, tous se mirent à chanter, rire, applaudir — sans que de violents affrontements n’éclatent.


On appelle ce jour la Révolution des Œillets, ce dernier devenant un symbole de paix puissant. Chaque année, on célèbre avec lui la liberté retrouvée !
Si le pays va mieux depuis, économiquement parlant, son passé historique laisse d’importantes traces dans le bâti (classé, de surcroît, par l’UNESCO). Les rénovations peinent donc à suivre…
Forts de ces explications, nous nous laissons donc embarquer dans le « bon vivre » qui semble enfin nous rattraper, et embarquons pour une petit croisière sur le Douro.

Sachant que nous n’avons pas tout vu des possibles qu’offre la ville, nous décidons d’y passer la nuit.
Demain, nous poursuivrons donc nos découvertes ici…









Répondre à yubibeajin Annuler la réponse.