Le voici, ce dernier arrêt en Hongrie !
Et tradition oblige, partons à la découverte de l’une de leurs bibliothèques… L’heureuse élue du jour : la Deák Ferenc Vármegyei Könyvtár.
Il s’agit de la bibliothèque centrale de Zalaegerszeg (et l’une des plus importantes de la région de Zala). Capitale du comitat, la ville n’en reste pas moins à taille humaine et mêle patrimoine historique, espaces verts et dynamisme culturel.
Sa bibliothèque municipale porte le nom de Ferenc Deák, grand homme politique hongrois du XIXᵉ siècle surnommé le « Sage de la nation » (le monsieur en statue sur la toute première photo, au cas où vous vous demandiez ^^).






Les abords du lieu sont charmants. Pas d’autre mot pour le décrire. Placette, verdure et fleurs, statues : tout invite à y entrer.
L’institution conserve plus de 400 000 documents : livres, journaux, manuscrits et archives régionales.
C’est peut-être ce dernier point qui nous fera dire ce que jamais (oui, en gras, l’heure étant trop grave) nous n’aurions pensé dire un jour au sein d’une bibliothèque… La sensation ultime d’étouffer, que les rayonnages vont s’effondrer et que nous allons (mourir) être ensevelis, ici !






On ne s’y sent donc pas vraiment à l’aise…
Il fait sombre, pour ne pas dire noir (ça ne se voit pas, mais c’est encore pire au sein même des rayons), et le bâtiment ne dispose pas de système de ventilation. Donc, très chaud ! Il y a un p’tit côté « vieillot », un peu figé, qui n’invite pas forcément à s’y installer, surtout du côté des DVD et CD.

La sélection thématique du moment, en revanche, remporte tous les suffrages ici, parmi les comparses du voyage ^^
Un bon point !
L’endroit propose aussi, bien évidemment, un vaste rayon jeunesse, avec des espaces multimédias et des programmes culturels pour tous les âges.










Force est de constater que des observations similaires peuvent être émises ici, face à la profusion (surcharge) documentaire.
À cela s’ajoute une certaine hétérogénéité dans l’aménagement, parfois déroutante, notamment au niveau de certains espaces et du mobilier.
Une petite pensée pour les petits adhérents scaërois, en piochant au hasard des titres et des thématiques connus de par chez nous, et dont les traductions/représentations nous font sourire 😉

L’heure du conte traditionnel approche et, pour une fois, ce sera sous la forme d’un kamishibaï (un petit théâtre de papier japonais qui permet de raconter une histoire en faisant défiler des illustrations dans un castelet en bois).
Nous remercions la bibliothécaire présente pour cette recommandation (elle n’a pas souhaité être prise en photo).
Voici donc l’histoire : « Le sel ».

Il était une fois un roi qui avait trois filles.
Un jour, il leur demanda :
— Mes chères filles, combien m’aimez-vous ?
L’aînée répondit :
— Je vous aime comme le miel le plus doux.
La seconde dit :
— Je vous aime comme l’or le plus pur.
La plus jeune réfléchit et dit simplement :
— Père, je vous aime comme les gens aiment le sel.
Le roi fronça les sourcils.
— Du sel ? Ce n’est pas digne d’un roi ! Tu m’as insulté. Va-t’en de mon royaume !
La jeune princesse partit, le cœur lourd. Elle trouva refuge dans un autre royaume, où elle entra au service du cuisinier royal.
Un jour, ce roi organisa un grand banquet et demanda que la jeune fille prépare le repas. Elle décida de cuisiner sans mettre le moindre grain de sel dans aucun plat.
Lorsque les invités commencèrent à manger, chacun fronça le nez :
— Mais… il manque quelque chose !
Le roi goûta et s’exclama :
— Tout est fade ! Comment est-ce possible ?
La princesse s’avança et dit :
— Majesté, voyez comme le sel, pourtant si petit, rend la nourriture savoureuse. Sans lui, même les plus belles viandes perdent leur valeur.
Son père, invité au banquet, comprit aussitôt la leçon. Les larmes aux yeux, il serra sa fille dans ses bras :
— Pardonne-moi, ma fille. Ton amour est pur et nécessaire… comme le sel.
Depuis ce jour, il ne mangea plus jamais sans sel… ni sans elle.
C’est sur cette note « relevée » que nous nous quittons, et que nous quittons la patrie des Magyars. Nous vous souhaitons un bon dimanche, et à lundi, en Croatie 😉









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