On dit souvent qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis…
Ouf alors, nous sommes sauves, car cet article a pour vocation de revoir notre copie sur la ville susnommée ^^
Si le fait d’être bloquées à Varna est un vilain coup du destin, nous retardant (un peu) sur notre programme, étant source de stress et de dépenses, l’avantage indéniable, c’est que cela nous permet d’expérimenter en profondeur le « slow travel » (aka : le tourisme lent). Et ainsi, affiner (positivement) l’image première que nous avions eue de la ville.
D’abord, c’est en longeant le bord de mer, où nous sommes stationnées, que nous atteignons le Sea Garden (Приморски парк), le poumon vert de Varna. Il s’étire entre la ville et la mer, comme une frontière douce, entre agitation urbaine et horizon marin. On y flâne allègrement, entre l’ombre des allées de pins et de palmiers, entourées de statues un peu kitsch, souvenirs soviétiques. La mer, toujours là en contrebas, se devine entre les feuillages, qui commencent déjà, par endroits, à revêtir les couleurs de l’automne.
Quelques-unes ont voulu tester le skatepark, mais de toute évidence, ce n’est pas une réussite.






Puis, direction le centre-ville piéton.
Foisonnement de couleurs, style architectural unique.
Expérimentation culinaire un peu douteuse autour d’un cinnamon roll (roulé à la cannelle suédois) recouvert d’un épais coulis de framboise. Une recette traditionnelle depuis 1920, il paraît (une hérésie pour les amateurs).










Point culminant de ce tour : la visite de la cathédrale de l’Assomption (Катедрален храм „Успение Богородично“). Derrière son imposante façade de pierre ocre, elle veille sur la ville comme une grande dame silencieuse. Inauguré en 1886, le monument est l’un des symboles les plus reconnaissables de Varna. La gamme bleutée et sombre de son intérieur surprend au premier coup d’œil.

Enfin, quelques vestiges du passé, comme les thermes romains, viennent nuancer et agrémenter l’histoire de la ville. Les institutions culturelles classiques (comme le musée archéologique de Varna — Археологически музей Варна) alternent avec des bâtiments plus modernes, et quelques tentatives de street art (plus ou moins réussies) sont à relever.




Bon, tout n’est pas mirifique non plus, n’exagérons rien.
Le « pire », pour nous, pour le moment, reste l’accès à l’eau potable (et apparemment, nous ne sommes pas les seules). Il n’y a pour ainsi dire pas de point d’eau, et quand ils sont présents, le débit est soit ridiculement lent, soit il est impossible d’y placer une bouteille pour la remplir. L’incitation à l’achat de consommables, toujours à proximité, explique sûrement cela…
Pour finir, petit update concernant notre blocage : vendredi, nous devrions pouvoir repartir. Croisons les doigts.
Décidément, Varna, on n’en a pas fini avec toi… 😉









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