Zdraveïté (Здравейте) les YüBi’s !
Nous espérons que vous avez passé un bon dimanche 🙂
Le nôtre se résume en quelques mots : sources chaudes (oui, encore) et petit goûter français. En effet, heureux hasard que de rencontrer une famille française installée depuis 3 ans en Bulgarie, et qui a ouvert une micro-boulangerie.
Échanges et mets savoureux, pour un dimanche cocooning à souhait (du bien !!!).




Petit insolite du jour : les Bulgares semblent très confiants envers leur prochain. De nombreux particuliers laissent à même le trottoir, en pleine rue, leur stock de bois. Sans peur apparente de vol…
C’est une redondance observée dans plusieurs villes/villages traversés. Chapeau !
Pour notre (sublime) découverte du jour, nous laissons la parole à un renard un peu (trop) discret ces derniers temps. Mais bien présent !
Fox vous emmène ainsi sur la piste du magnifique Monastère de Rila (Рилски манастир).



L’endroit est perdu au milieu de nulle part, dans les montagnes de Rila, à 1147 mètres d’altitude. Les alentours ? Une vallée boisée, entourée de pins majestueux. Une rivière à proximité. Idyllique.
Fondé au Xe siècle par Saint Jean de Rila, ermite et moine bulgare canonisé, le monastère devint rapidement un centre spirituel, éducatif et culturel majeur du pays. Détruit à plusieurs reprises (notamment par un incendie au XIXe siècle), il fut toujours reconstruit, notamment grâce à un important élan national lors de la Renaissance bulgare.




Le monastère est un bijou de l’architecture religieuse orthodoxe. Sa cour intérieure, entourée de galeries à arcades sur plusieurs étages, est dominée par l’église principale. Cette dernière est dédiée à la Nativité de la Vierge et arbore de magnifiques fresques aux couleurs vives, réalisées par les plus grands peintres d’icônes bulgares. Le clocher (de 1335) est l’un des rares vestiges de l’époque médiévale initiale.
Le monastère comprend aussi un musée qui expose des manuscrits anciens, et divers objets religieux.




Malgré quelques touristes, le lieu se visite paisiblement, entre spiritualité ambiante et nature. Les fresques, époustouflantes, sont véritablement hypnotiques et on sent que l’endroit porte en lui les souvenirs d’un lourd passé (il a joué un rôle central dans l’histoire bulgare et fut notamment un refuge de la culture nationale pendant la domination ottomane).
Entre autres, et pour l’anecdote : les consignes relatives à une « tenue correcte exigée » sont bien plus drastiques ici. Se couvrir les épaules ne suffit pas : des plaids sont distribués, surtout aux femmes, pour qu’elles se couvrent intégralement les jambes. Quand elles ne sont pas tout simplement refoulées à l’entrée du monastère, sommées de se changer entièrement (idem pour les petites filles).
Demain, nous continuons notre exploration du parc national de Rila.
Au programme : un autre incontournable majeur du pays…
Une idée ?

Bonne soirée 🙂









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