Cho Ka Ka O !!!
Oui les YüBi’s, il fait chaud !
La chaleur est écrasante ici, pour ne pas dire de pire en pire. L’accumulation de plus d’un mois sans pluie, et des nuits qui ne rafraîchissent pas, met les organismes à rude épreuve. Ralentir dans ces conditions est donc plus que nécessaire (d’autant plus avec nos deux boulets chéris, ne rajoutons pas un coup de chaud aux péripéties déjà en cours).
Direction donc, en toute bonhomie et sans se presser, Corinthe (Κόρινθος).
Située entre le Péloponnèse et la Grèce continentale, la ville fut l’une des plus puissantes cités de la Grèce antique, réputée pour sa richesse et son commerce maritime. Elle est notamment célèbre pour ses temples et son acropole (l’Acrocorinthe).
Aujourd’hui, elle combine vestiges antiques et vie moderne dans une région au fort intérêt historique et touristique.


Les statues, disséminées un peu partout, souvent en marbre ou en bronze, témoignent du raffinement artistique de la cité, notamment à l’époque classique et hellénistique. Des dieux, des athlètes ou des citoyens illustres sont ainsi représentés, avec une grande finesse de détails.

À l’occasion, nous goûtons enfin le célèbre kebab grec :
le gyros (ou gyros pita).
Version porc et version poulet.
Un délice, sublimé par la sauce tzatziki et le pain pita chaud.
(Autant le dire : on va retenter l’expérience ^^)
Mais l’endroit est surtout connu pour son fameux canal : le canal de Corinthe.
« Fil d’eau entre deux mondes », « Faille entre deux mers », « Le sillon de pierre qui défie le temps », etc., il dispose de multiples surnoms.
Reliant la mer Ionienne (à l’ouest) au golfe Saronique de la mer Égée (à l’est), il traverse l’impressionnant isthme de Corinthe : une bande de terre étroite qui relie le Péloponnèse au reste de la Grèce continentale.
Long d’un peu plus de 6 km, sa largeur est d’environ 21 mètres à la base, pour une profondeur de 8 mètres. Ses parois sont taillées dans la roche, jusqu’à 80 mètres de haut !



L’idée de percer l’isthme remonte à l’Antiquité : un rêve ancien, donc, mais une réalisation moderne. Déjà au VIe siècle av. J.-C., le tyran Périandre de Corinthe envisageait ce canal. L’empereur Néron tenta de le creuser en 67 ap. J.-C., avec 6 000 esclaves ! Mais sans succès.
Le canal est finalement achevé entre 1881 et 1893 par des ingénieurs français (cocorico) et grecs.
Bien que ce passage soit stratégique — il réduit de plus de 300 km le trajet maritime autour du Péloponnèse — le canal est finalement peu utilisé par les navires commerciaux modernes, en raison de sa faible largeur.
Les plus gros bateaux doivent être comme téléguidés par de plus petits pour faciliter la manœuvre. En ligne bien droite, s’il vous plaît, non mais !


Une façon de faire qui rend le spectacle d’autant plus impressionnant, vu d’en haut, et que de nombreux touristes viennent admirer.
Ces parois, verticales et lisses, sont tout simplement vertigineuses et symbolisent, de façon originale mais à la perfection, une frontière géographique et culturelle entre deux régions historiques de la Grèce.
À demain 🙂









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