La nuit porte conseil, c’est bien connu.
Ainsi, la sentence fut la suivante : laissons une chance aux Cinque Terre de nous montrer leurs merveilles. Après tout, elles ne sont en rien responsables des conditions climatiques, et encore moins de la politique d’accès aux lieux…
Resituons un peu, car nous en avons finalement peu dit : les Cinque Terre pour cinq villages pittoresques accrochés aux falaises de la côte ligure. Cinq villages archi-réputés pour leurs maisons colorées, leurs sentiers de randonnée et leurs vues spectaculaires sur la mer Méditerranée. Oui, oui et oui.
On a loupé le premier (Monterosso al Mare, le plus grand) – allez savoir comment, on est complètement passés à côté…
Bref, nous commençons donc avec Vernazza (considéré comme l’un des plus beaux). Ce qui frappe à l’arrivée, eh bien, c’est qu’on n’y rentre pas comme ça à Vernazza ! Non de non. Nous déjà, on a dû laisser le Doddy bien plus haut pour pouvoir accéder au village (n’empruntant ni un bateau, ni un train, ni les fameux pass rando). Pire qu’un fort, pire qu’une zone surveillée : ce ne sont pas moins qu’une barrière, des caméras et de moults avertissements qui accueillent les touristes aux abords de la ville (Zona a Traffico Limitato oblige, et attention à toi si tu n’y prends pas garde !).
Manquant de nous refaire une cheville, nous poursuivons quand même.



Et petit insolite qui nous frappe de suite : des sortes de « monte-charges » que l’on voit un peu partout autour de nous. Fox, renard discret en ce moment, nous explique : ce sont de petits funiculaires ou ascenseurs inclinés, souvent utilisés pour le transport de marchandises, d’outils agricoles ou de récoltes (comme le raisin).
Ils permettent aux habitants de se déplacer ou de transporter des charges sur les pentes très raides et étroites des collines en terrasses, où l’accès par la route est impossible.

La carte postale !
Au début, on se croit plutôt seuls, puis on arrive à proximité de la gare et là : on ne peut plus bouger. Tout ce petit monde est très serré avec les débarquements successifs des passagers. Arrivés tant bien que mal au port, deuxième salve, cette fois-ci via la mer. Un peu désemparés par les flux incessants, nous ne restons pas bien longtemps et rebroussons chemin.
Le calme après la tempête, la Chiesa della Madonna di San Bernardino nous offre un peu de répit. Et un très beau panorama sur les villages de Corniglia et, au loin (si si), Manarola.

On zoom.
Corniglia, le seul village perché sur une falaise, sans accès direct à la mer, et un autre monte-charge.
Envie d’y faire un p’tit tour ^^

Ce soir, il s’agit de se coucher tôt.
Demain, nous quitterons les Cinque Terre, mais pas avant d’y faire une mini (mais un peu ardue) randonnée. C’est l’occasion, après tout.
De Manarola à Riomaggiore (le dernier des cinq). Ainsi, la boucle sera bouclée, et nous pourrons (peut-être) vraiment affirmer qu’à notre avis, cette destination est bien surcotée !
À fond la forme donc, si l’on peut dire 😉









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